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Les sectes à travers un TPE ...
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 L’enseignement.

 

Les sectes sont soupçonnées de faire passer leurs idées par une cinquantaine d’établissements scolaires privés en France. Dans le public, il est rare que des enseignants fassent directement de « la pub » pour une secte auprès de leurs élèves.

 

Sur les trois dernières années, l’éducation nationale n’a sanctionné qu’une dizaine de professeurs, notamment des témoins de Jéhovah.

Cependant, plusieurs dizaines d’autres sont sous surveillance.

Mais l’éducation nationale peut se piéger elle-même. Par exemple, le ministère a décidé l’été dernier d’attribuer un label à tous les produits éducatifs, c’est à dire ayant un intérêt pédagogique. Or les trois premiers CD-Rom ayant bénéficié de ce label, tels que Galswin, ou Les aventures éducatives, sont d’inspiration scientologue. On ne sait pas si quelqu’un au sein du ministère aurait favorisé la scientologie, très présente dans le domaine éducatif.

Parmi les activités les plus recherchées par les sectes : l’apprentissage musical, les cours de dessin, et surtout le soutien scolaire. D’autres sectes proposent leurs services à des lycées pour de l’animation bénévole ou pour des conférences thématiques…Certaines sectes comme les raéliens (par exemple l'Église de Jésus-Christ des Saints derniers jours) se servent de ces occasions pour entrer en contact avec les élèves afin de leur proposer entre autre des activités hors temps scolaire…

 

 

Le second aspect particulièrement assujetti à des dérives sectaires est celui de l'enseignement à domicile et par correspondance. « L'instruction » est d'après le code de l'éducation (Art. L131-2) obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans et est un des piliers du système républicain et démocratique français. Cependant le code précédemment cité justifie l'obligation d'un enseignement mais pas de quel type ! La légalité d'un enseignement à la maison se justifie au bulletin officiel à partir de 1882; Les guerres successives n'ont fait que  favoriser l'enseignement à domicile dans les milieux bourgeois et diplomates. Un Rappel à la loi par lecture publique du code de l'éducation est fait en 1992 par le ministre de l'éducation et Mme Ségolène Royal, cette dernière dira « Chaque année, plusieurs milliers d'enfants échappent à l'école de la République. Trop souvent, ces enfants sont maintenus dans un état d'inculture, d'ignorance ou pire encore d'embrigadés, d'aliénés ou de maltraités », cette déclaration marque le début d'un combat contre le développement sectaire dans l'instruction à domicile. Les rapports de 2003 et de 2006 de la MIVILUDES reprendront cette mise en garde et spécifieront les mesures mises en place pour lutter contre ce genre de dérives. Dans l'enseignement à domicile avec une instruction parentale, tout du moins familiale, la visite d'un inspecteur de l'éducation nationale est rendue obligatoire tous les ans pour « valider les acquis de l'enfant et valider son cadre de vie dans la volonté d'une instruction et d'un développement tant physique que psychique selon les valeurs de la république laïque et républicaine ». Ces contrôles sont dans la pratique pas si fréquents mais relativement bien mis en place. Pour l'éducation par le CNED ( Centre national d'éducation à distance), les modalités sont un peu différentes, en effet il s'agit d'une véritable académie qui y est consacrée, Les programmes et les évaluations sont validées par le recteur d'académie; La principale mesure de surveillance mise en place est le contact du professeur tuteur de l'élève au moins une fois par trimestre pour vérifier le bon déroulement de son éducation par ce biais. Le CNED compte environ 2900 professeurs et 260 000 étudiants de la maternelle au doctorat ce qui représente un terrain potentiellement touché par les réseaux sectaires même si nous n'avons pas de chiffres les cas sont très rares et se comptent probablement sur les doigts d'une main. Pour l'éducation à domicile dans un cadre familial d'après un rapport de la commission européenne des systèmes d'éducation de 2003, il concernerait entre 40 000 et 80 000 personnes en France.

 

 

On voit bien à l'aide de ces deux exemples que dans les milieux éducatifs traditionnels, alternatifs ou de soutien à l'enseignement les dérives sectaires ne sont pas fréquentes mais doivent faire l'objet d'une surveillance objective et accrue.

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Samedi 09 Janvier 2010Poster un commentaire
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